Les conseils du maréchal-ferrant

Pour un bon fonctionnement et vieillissement de la boite cornée

Pour optimiser le bon fonctionnement et le bon vieillissement de la boîte cornée, certains principes de base doivent être respectés pour maximiser l’apport de chaque structure impliquée d’autant plus vrai sur les chevaux ayant les pieds plus fragiles, dans des conditions moins favorables et en fonction du genre de travail et des différents sols.

Premièrement, une des choses les plus importantes, selon moi, est de bien faire la distinction entre la longueur de la muraille (distance entre le bord coronaire et le bord plantaire) et la hauteur de la muraille (distance verticale entre le bord coronaire et le sol). La longueur de la muraille fait allusion au bras de levier, c’est-à-dire au fur et à mesure que la longueur de muraille grandit (« avalure »), les bras de levier augmentent pouvant ainsi causer des compressions et des tensions. Ceci étant dit, revenons sur la boîte cornée. Les chevaux ayant une mauvaise qualité de sole (épaisseur) manqueront d’appui sur le bord externe de la sole et donc nous aurons une muraille qui va souffrir de surcharge et le pied perdra de sa hauteur.

La sole va collapser. Nous aurons donc des pieds courts en hauteur et longs en levier, ce qui est tout à fait à l’opposé de ce que l’on recherche. L’objectif est de faire en sorte que le pied soit adéquatement long en hauteur verticale et court en levier (longueur de muraille).
Nous pouvons y arriver en tenant compte de ces différents facteurs : premièrement, le cheval doit avoir une alimentation équilibrée pour assurer une bonne repousse.

Ceci est primordial.

Une bonne épaisseur de sole est, pour moi, la clé du succès car c’est le noyau central d’un pied sain.
Aussi longtemps que nous aurons une sole qui se régénère, nous pouvons l’utiliser et la conserver afin de créer une soudure solide qui réunira la muraille, la ligne blanche et le bord externe de la sole.
Le mariage de ces trois surfaces forme un plateau qui supportera la 3ème phalange et de ce fait diminuera même le stress au niveau lamellaire.

Le résultat: une muraille qui grandit plus en hauteur verticale offrant le maximum de protection et de support à P3 diminuant ainsi le bras de levier.
En résumé, la croissance de la sole joue un rôle extrêmement important.
Elle doit être de bonne qualité pour remplir ses fonctions. Pour y parvenir, le propriétaire du cheval doit veiller à donner une bonne alimentation combinée à un environnement adéquat et à des soins quotidiens et appropriés des sabots.

Le rôle du maréchal sera d’effectuer un parage correct afin de ne pas déforcer inutilement la sole, la fourchette et les barres.
Que le cheval soit ferré ou aux pieds nus, l’idée de base du parage reste la même.
Pour une muraille forte et en santé, la sole doit d’abord pousser. Ce serait là les premiers signes d’une bonne amélioration.

Un pied doit pousser pour être en santé et ceci surtout dans les périodes où l’activité est la plus exigeante.